La CCICQ lance son projet économie circulaire - Zone économique naturelle

Projet régional misant  sur la coordination et la mise en œuvre de l'économie circulaire dans les entreprises du territoire (MRC Bécancour, MRC Nicolet-Yamaska, Trois-Rivières).
 
Le mardi 1er aout 2017, Bécancour-Nicolet, la Chambre de commerce et d'industrie du Cœur-du-Québec (CCICQ) est fière de vous annoncer le lancement du projet économie circulaire | Zone économique naturelle (ZEN) sur les territoires de la MRC de Bécancour, la MRC de Nicolet-Yamaska et la ville de Trois-Rivières.
 
Le projet vise l'expansion de la symbiose industrielle présente dans le parc industriel et portuaire de Bécancour (SPIPB) sur la zone économique naturelle (MRC Bécancour, MRC Nicolet-Yamaska, Trois-Rivières).  Le directeur de la SPIPB, M. Maurice Richard soulève que « les entreprises du parc industriel de Bécancour ont toujours été à l'avant-garde en termes de symbiose industrielle. Après plus de 15 ans de travaux pour une meilleure gestion des sous-produits industriels, l'étape suivante évidente était d'impliquer l'ensemble des entreprises de la région dans la démarche. En plus de diminuer l'impact environnemental des entreprises, les symbioses industrielles permettent avant tout d'améliorer la compétitivité et la prospérité des entreprises. Nous sommes très fiers de collaborer avec la CCICQ à la transition régionale vers l'économie circulaire ».
 
Rappelons qu'une symbiose est un réseau local d'entreprises et de collectivités maillées entre elles par des échanges de matières résiduelles, d'eau, d'énergie ou de ressources matérielles et même immatérielles; des synergies. Le directeur général de la CCICQ, Charles Guillemette, estime que ce nouveau projet est directement en ligne avec la vision de la CCICQ puisqu' « une Chambre de commerce et d'industrie est un milieu fertile au partage, au maillage ainsi qu'à la valorisation du dépassement de nos entrepreneurs et est donc d'avis que le projet Économie circulaire | ZEN  favorisera l'implantation de modèles d'affaires durables. Nous prônons d'ailleurs les initiatives vertes chez nos entrepreneurs depuis près de 10 ans par le biais de notre projet Défi, On recycle ».
 
Ainsi, l'objectif est de permettre aux organisations du territoire d'être outillées par rapport aux avantages, aux bonnes pratiques ainsi qu'aux facteurs de succès liés à l'implantation de l'économie circulaire par une approche axée sur l'action. À ce sujet, Mario de Tilly, directeur général IDÉ-Trois-Rivières « est d'avis que pour instaurer un changement et un impact significatif, il est essentiel de sensibiliser les industries. Elles ont tout intérêt à s'investir en économie circulaire pour entre autres améliorer leur efficacité énergétique et optimiser leur utilisation des matières. De cette façon, elles pourront réaliser d'importantes économies. Pour ces raisons, nous sommes fiers  de soutenir ce projet ».
 
Le projet prévoit :
  • La mise en place d'ateliers, de conférences et d'outils de communication sur divers thèmes liés à l'économie circulaire tels que l'écoconception, l'approvisionnement responsable ou encore l'efficacité énergétique;
  • L'acquisition de données sur les matières utilisées en production ainsi que sur les résidus produits;
  • La concertation des organismes impliqués dans le développement économique;
  • La mise sur pied d'une base de données qui permettra de cibler, à l'amorce des projets d'investissement, de potentiels partenaires de symbioses.
 
Pour ce faire, une coordonnatrice sera dédiée à ce projet pour une période de deux ans au cours de laquelle elle mettra en valeur des exemples de réussites locales.
 
La CCICQ a mandaté Émilie Charest, coordonnatrice de projets en environnement et économie circulaire en tant qu'animatrice de la symbiose. Après avoir complété un premier cycle universitaire en design industriel, les préoccupations liées à la consommation l'interpellaient beaucoup et c'est avec créativité qu'elle désirait les aborder. Elle a donc approfondi les notions en lien avec le développement durable en poursuivant des études supérieures à  la maîtrise en environnement. Ses expériences de travail l'ont mené à se spécialiser en gestion des matières résiduelles (GMR). Elle développe depuis 2015, le volet GMR à la CCICQ.
 
La mise en place d'un tel système permettra d'améliorer la performance économique, environnementale, et sociale des entreprises de la région en établissant un réseau dynamique d'échanges. De nouvelles entreprises complémentaires pourraient également se greffer au tissu actuel pour bonifier les filières existantes. « Les symbioses favorisent l'émergence d'une économie plus circulaire en allongeant le cycle de vie des ressources. En intégrant un système de gestion territoriale des matières résiduelles, elles permettent de gérer en amont les impacts et contribuent à réduire les gaz à effet de serre en favorisant les filières de proximité, les réseaux complémentaires et l'efficacité énergétique. En ce sens, le projet de la CCICQ s'inscrit en droite ligne avec la mission de RECYC-QUÉBEC. » Dany Michaud, président-directeur général de RECYC-QUÉBEC.
 
Les retombées potentielles d'une démarche de symbioses sont nombreuses, tant pour les entreprises que pour le territoire : 
 
  • Réduction du coût d'élimination des déchets ;
  • Amélioration de la performance environnementale et de l'image corporative ;
  • Meilleure valeur ajoutée des matières résiduelles ;
  • Gestion de proximité des matières et limitation des frais de transport ;
  • Économies d'échelle par la gestion commune de matières générées par plusieurs entreprises ;
  • Création de nouveaux liens et d'occasions d'affaires entre les entreprises de la région.
 
Le succès et la pérennité de la démarche reposent sur la participation des entreprises et la collaboration des parties prenantes à toutes les étapes du projet. Nos entreprises locales sont d'ailleurs engagées dans un développement sain.
 
« Dans un contexte mondial de développement durable, Silicium Québec SEC croit et appui les projets d'économie circulaire comme moteur économique et environnemental. »
 
 « À l'Aluminerie de Bécancour, les principes du développement durable guident nos décisions et dans toutes nos actions, nous visons l'utilisation rationnelle des ressources. Le projet d'Économie circulaire qui se met en place dans notre région devient donc un outil supplémentaire aligné à nos objectifs en plus de contribuer à augmenter notre apport à la communauté. » Daniel Émond, directeur Environnement 
 
Les grandes étapes du projet
Le projet se découpe en cinq grands jalons qui s'entrecouperont dans le temps.
 
La première phase repose sur la collecte d'informations ; un diagnostic fera état de la situation actuelle grâce à la consultation des acteurs locaux. Pour ce faire, un comité de travail sera mis en place. Ce comité, en plus de partager des connaissances, permettra de bien cibler les enjeux prioritaires.
 
Dans la seconde phase, ce sont les entreprises qui seront invitées à partager leurs flux des matières entrantes et sortantes. La collecte de données permettra de cibler de potentiels échanges lors de l'étape subséquente.
 
Ensuite, l'équipe du projet fournira  des recommandations s'inscrivant dans la priorisation des 3RV (réduction, réemploi, recyclage et valorisation) dont les synergies potentielles. Ces dernières seront liées, entre autres, aux opérations, aux achats, à l'approvisionnement, à la mobilisation du personnel, à la gestion des matières résiduelles.
 
La quatrième phase clé est liée à la participation. Ainsi, afin de susciter la mobilisation et la pérennisation de la démarche, un portefeuille d'initiatives modèles sera bâti. La mise en application des recommandations et leur diffusion permettront de faire la promotion des bénéfices de l'économie circulaire.
La dernière phase consistera à mesurer les retombées pour chacune des initiatives. Les avantages économiques et environnementaux seront mesurés, mais des témoignages seront aussi recueillis. De manières plus englobantes, les retombées seront calculées pour l'ensemble de la démarche.
De plus, il est à noter que tout au long de la mise en œuvre du projet, des activités de mobilisation, d'éducation et de réseautage seront organisées périodiquement.
 
À propos du Défi On recycle
Initié par la Chambre de commerce et d'industrie du Cœur-du-Québec ainsi que par la SADC de Nicolet-Bécancour, le projet Défi, On recycle est, depuis 2008, un service d'accompagnement offert gratuitement aux industries, commerces et institutions (ICI) de la MRC de Bécancour et de la MRC de Nicolet-Yamaska.  Depuis les débuts, le projet a été rendu possible grâce à la participation financière de la Fondation Alcoa. Plus récemment, le projet s'est solidifié en développant un partenariat avec la RIGIDBNY dont une contribution financière de 33 000$ par an, pendant trois ans.
 
À propos de la CCICQ
La Chambre de commerce et d'industrie du Cœur-du-Québec (CCICQ) via le Défi On recycle cumule maintenant plus de neuf ans d'expérience en accompagnement des industries, commerces et institutions (ICI) dans la mise en place de mesures de saine gestion des matières résiduelles. Au fil des ans, ce sont plus de 300 ICI qui ont été accompagnés de diverses manières.
 
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Source :
Émilie Charest
Coordonnatrice de projets
Environnement et économie circulaire
Tél. : 819-294-6010
Courriel : emilie@ccicq.ca
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